Conclusion :

CONCLUSION

 

          De la Grande Guerre au temps présent, le statut de la femme a été considérablement transformé.
Les évolutions des lois, des mœurs ont eu un impact au cœur de la vie privée des femmes. En effet, les années cinquante, qui présentaient des femmes en grande majorité au foyer, laissent place progrssivement aux années soixante-dix qui sont une periode charnière dans cette évolution. Après de nombreux combats, les femmes se sont dotées des moyens de maitriser leur reproduction, les lois leurs ont donné plus de liberté et d'indépendance. À en écouter certains, on pourrait même presque parler de masculinisation des femmes. Une diversité de modes de vie s’ouvre à elles, inconnue de leurs mères.

 

 

 

 

  D’après Elisabeth Badinter, dans son œuvre qui fit polémique Le conflit, la femme et la mère, «De 1980 à 2010 : une révolution s’est opérée dans notre conception de la maternité, presque sans qu’on y prenne garde. Aucun débat, aucun éclat de voix n’a accompagné cette évolution, ou plutôt cette involution.  Pourtant son objectif est considérable puisqu’il s’agit ni plus ni moins que de remettre de maternité au cœur du destin féminin. » Ce que nous démontre Elisabeth Badinter dans son ouvrage, c’est une vague nouvelle prônant un retour à l’allaitement : le maternage intensif, ou maternage proximale.

 

«Mères, vous leur devez tout » tel est le slogan d’un mouvement, La Leach League, qui considère le maternage par l'allaitement comme étant le moyen le plus naturel et le plus efficace pour comprendre et satisfaire les besoins du bébé. Aujourd’hui, le site internet www.alternamoms.com/nursing.html énonce « les dix commandements  de l’allaitement» :

 

- Je suis le lait de tes seins. Tu n'auras d'autre nourriture pour l'enfant dans ta maison.

- Tu n'auras aucun substitut artificiel en latex ou silicone, biberon, tétines ou sucettes.

- Tu contacteras la Leche League au troisième trimètre de ta grossesse et participeras à ses réunions, surtout si tu n'as jamais vu d'autre femmes allaiter.

- Tu t'entoureras de professionnels de l'allaitement dès l'accouchement.

- Tu n'abandonneras pas.

- Tu n'écouteras pas ceux qui te disent que tu ne peux pas allaiter ou que tu allaites trop longtemps.

- Tu ne sèvreras pas tes enfants en fonction de ton confort.

- Tu ne permettras à personne de contester l’allaitement, les besoins du bébé et l’allaitement prolongé.

- Tu ne resteras pas silencieuse.

 

          Cependant, ces accusations d'Elisabeth Badinter ont été largement contesté par la League qui ne dit qu'informé et non obligé l'allaitement. Le débat fait donc grande polémique.

 

Beaucoup de mère se sentent coupable lorsqu'elle ne s'occupe pas de leurs enfants. Le marternage intensif prône le retour au petits pots préparés avec des légumes frais, les couches non jetables, le port du bébé en écharpe, etc. Les femmes pro-allaitement se dévouent corps et âme pour leurs enfants.

Le Magasin Liberation publie un article le 10 février 2010, expliquant ce qu'est une bonne mère aujourd'hui...


« (une bonne mère) est une mère qui revient aux fondamentaux.
Elle allaite pendant six mois, ne met pas son bébé à la crèche ou pas trop tôt,
parce qu’un bébé a besoin d’être avec sa mère et non dans un nid à microbes,
elle se méfie de ce qui est artificiel et a des préoccupations écolo.
Le petit pot est devenu un signe d’égoïsme, on revient à la purée écrasée par maman.
Une bonne mère est constamment à l’écoute doit veiller au bien-être physique et psychologique de l’enfant;
c’est un full time job.
J’oublie de dire que comme elle allaite à la demande,
il est recommandé de mettre le bébé dans le lit conjugal.
Cela nie l’intimité des adultes et exclut le père. »

 

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