B) La naissance de nouveaux types de femmes

La naissance de nouveaux types de femmes

 

  

          De nos jours, un constat incontestable d'autre général s'impose : le statut de la femme au sein de la famille a beaucoup évolué. En effet, nous pouvons remarquer que le nouveau rôle de la femme au sein de la famille ne se limites plus à rester au foyer. Mais cette évolution n'aurait pas pu exister sans les combats entretenues par les femmes dans les années 1970. Certaines lois, telles que celle de 1970 qui reconnais l'égalité des parents face à l'éducation des enfants, ou encore la loi de 1965 qui autorise la femme à avoir un emploi sans l'accord de son mari, font naître de nouvelles femmes. Cependant, dire qu'il n'existe qu'un seul type de femme en 2010 serait une erreur grave car il existe bel et bien en 2010 plusieurs type de femmes, qui se différencient selon plusieurs critères.
En effet, la femme est désormais plus libre qu’antérieurement et n'est plus ancrée dans son rôle de "reine du foyer".

 

 

               Les femmes travaillent… : Une profonde évolution

          Depuis à peine 40 ans, l'image du couple s'est profondément transformée. En particulier, un phénomène nouveau a atteint toutes les couches de la société à « une vitesse grand V » : il s'agit de l'apparition du travail de la femme au sein de la famille.
De plus en plus, ce travail correspond aux aspirations profondes de la femme en même temps qu'à une nécessité financière.  Un tel changement a fait naître des tensions ou même des conflits nouveaux dans la vie quotidienne du couple, tant sur le plan matériel qu'affectif.

En vertu de conceptions millénaires  l'homme qui doit subvenir aux besoins de son foyer. Acquérir une formation, se trouver un emploi, gagner sa vie sont des impératifs qui incombent, encore aujourd'hui, aux hommes davantage qu'aux femmes.

L’homme peut ainsi se sentir libéré d'une angoisse lié aux ressources financières lorsque sa compagne décide de travailler. Au plan matériel, l'avenir et la vie de sa famille ne dépendront plus de lui seul. Deux salaires au lieu d'un, c'est en outre un peu d'aisance dans les finances du couple, la possibilité d'acquérir plus de biens et de s'offrir plus de voyages ou de sorties.

En moyenne, en 2009, 51,5% des femmes sont actives. Cependant, ce pourcentage varie selon le type de famille auquel elles appartiennent. Ainsi, on remarque des disparités : 66% des femmes vivants en couples avec des enfants sont actives tandis que seulement 42,4% des femmes en couple sans enfants travaillent.

 

Femmes Hommes Ensemble
Personnes seules 34,0 61,4 45,5
Familles monoparentales 59,9 56,4 58,7
Couple sans enfant 42,4 41,9 42,2
Couple avec enfant(s) 66,0 77,6 71,9
dont :
- avec un enfant 71,6 79,2 75,5
- avec deux enfants 69,7 80,3 75,1
- avec trois enfants ou plus 50,6 70,4 60,7
- avec un enfant de moins de 3 ans 79,0 96,8 87,9
- avec deux enfants dont au moins un de moins de 3 ans 66,0 95,7 80,8
- avec trois enfants ou plus dont au moins un de moins de 3 ans 38,3 86,7 62,7
- avec un enfant de 3 ans ou plus 69,8 75,3 72,7
- avec deux enfants de 3 ans ou plus 70,3 77,8 74,1
- avec trois enfants ou plus de 3 ans ou plus 52,9 67,4 60,3
Autres ménages 43,9 55,6 49,3
Ensemble 51,5 61,9 56,5

Source : Insee, enquêtes Emploi du 1er au 4ème trimestre 2009. 

 

Le pourcentage de femmes actives nous montre que celles-ci ne jouent plus seulement un rôle dans la sphère familiale, mais bien au delà. Il est à noter d’ailleurs que les résultats étant meilleurs pour les femmes après le bac, des perspectives d'emploi sont d'autant plus fortes.

 

 

               La garde des enfants

          Travaillant, les femmes ne sont plus à la maison pour garder les enfants… Ceci constitue donc un problème qui concerne toutes les femmes qui travaillent à autre chose qu'à l'entretien de leur foyer. Or, comme vu précedemment, elles sont en nombre sans cesse croissant. De nombreuses femmes optent, dans ce cas, pour les divers moyens mis à leur disposition tel que la crèche, la nourrice, ou encore les centres d'acceuil. Chez les femmes qui ont au moins un jeune enfant, 59% recourent à un mode de garde rémunéré.

Cependant, après la naissance, mettre son enfant en garde est toujours difficile : il n'y a aucun âge propice pour cela. Aujourd'hui, la fin du congé maternité s'effectue après 10 semaines. Néanmoins, certaines femmes envisagent des reprises d'activité partielles et progressives, car l'âge idéal pour mettre son enfant en garde est très subjectif.

Au niveau de la garde des enfants, il existe une responsabilité sociale dont personne ne peut se dégager. Somatisations, troubles du comportement, difficultés relationnelles sont les troubles les plus fréquents de l'enfant qui ne vit pas bien son mode de garde. En ce qui concerne le père, il est au carrefour de la relation mère-enfant et de l'environnement social. Heureusement, la relation père-mère-enfant évolue, tout comme les familles et les modèles parentaux. Que l'enfant soit gardé chez les grands-parents, au domicile des parents, chez une assistante maternelle ou en crèche, l'environnement social et culturel doit être privilégié, que la mère travaille ou non.



Il est acquis, aujourd'hui, que les femmes travaillent et ont une carrière professionnelle à mener. Paradoxalement, la société, les modes de vie n'ont pas évolués aussi vite, c'est-à-dire en intégrant totalement cette donnée. Ainsi, il est encore courant de penser que la maman doit être là à la sortie de l'école ou qu'elle doive ne reprendre son travail qu'aux 3 ans de son enfant, dans la mesure du possible. Il n'est pas naturel de penser, encore aujourd'hui, que des enfants gardés dans de bonnes conditions sont avantagés. Effectivement, l'activité professionnelle des femmes n'est ni intégrée dans l'organisation des modes de garde, ni dans l'organisation du travail (mentalités, articulation des rythmes de vie sociaux et scolaires).

Aucune étude ne permet aujourd'hui d'affirmer qu'il existe un lien entre activité professionnelle (ou non) d'une mère et plus ou moins bon équilibre psychologique de l'enfant, cependant, un sentiement de culpabilité nait chez les femmes qui travailllent. Dès que l'enfant a un problème, de quelle que nature que ce soit, la femme va culpabiliser en se demandant où elle a eu une faille. Dès qu'elle travaille, la femme va trouver immédiatement la cause : son activité professionnelle. Sa culpabilité va se manifester d'une façon inconsciente (dysfonctionnements, notamment au niveau de la relation de couple, somatisation…) et sur un plan plus large que le seul aspect psychologique car la charge matérielle et mentale de l'éducation des enfants porte encore principalement sur la femme.



                Les femmes relayées... mais pas toujours

            Désormais le travail domestique, dans beaucoup de foyers, n'est plus seulement effectué par les femmes. En effet, les hommes au sein du couple participent de plus en plus aux travaux domestiques, tel que le ménages ou encore la cuisine. Cependant, cet état ne doit pas constituer une généralité. 

Le sociologue François de Singly  nous expose son avis et dit, dans l'ouvrage collectif l'Injustice ménagère : «La répartition reste très inégalitaire. Les femmes gèrent toujours 65 % des tâches». Rien de bien nouveau sous le soleil domestique, dans 82 % des cas, c'est madame qui fait le repassage, dans 72 % la cuisine, et l'aspirateur dans plus d'un cas sur deux. La répartition des tâches ménagères, quoi que plus répartie, reste donc toujours inégalitaire au sein du foyer. Une fois de plus, cette répartition des tâches ménagères n'est pas un phénomène universel. 

680 : C’est, sur un an, le nombre d’heures de travail domestique supplémentaires qu’assume une femme en comparaison avec son compagnon, soit dix-neuf semaines de travail de 35 heures, selon l’enquête «Emplois du temps» de l’Insee (1998-1999). Malgré la révolution culturelle des années 60, les femmes assument donc l’essentiel des tâches…

Deux témoignages recueillis par le magasine « Libération » nous exposent les disparités au sein de différentes familles : 

 

Jean-Marc, 39 ans

«Oui, à la maison, les tâches ménagères sont très bien réparties. Ce n'est pas un partage avec chacun son domaine, mais une répartition selon nos disponibilités et nos envies. Elle fait bien la cuisine, mais quand elle a pas envie, elle me dit qu'elle n'a pas d'idées, et je m'y mets. Les tâches administratives, c'est moi, la vaisselle c'est moi, les courses c'est moi. D'abord parce qu'il faut monter trois étages avec le caddie, et puis parce que le matin, j'ai le temps de passer au marché au retour de l'école où j'emmène les enfants. La lessive, c'est kif-kif. Souvent c'est elle qui met en route la machine. Souvent c'est elle qui suspend le linge. Les mercredis à la maison pour garder les enfants, les jours de garde-malade, les rendez-vous chez le médecin, le dentiste, c'est 50-50. Enfin, les achats de fringues, c'est elle, et seulement elle.»

Pierre-Henri, 53 ans

«Pourquoi parler d'injustice ? Inégalité, oui, injustice non. Elles s'occupent de l'intérieur, nous de l'extérieur, ça me paraît assez logique. Après, il faut aussi voir que les femmes sont en général beaucoup plus maniaques que les hommes (moi par exemple, la saleté me dérange pas). Et râler qu'elles sont indispensables, c'est un peu montrer qu'elles le sont non ?»

 

  

               Le congé de paternité

         un père change son bébé L'éducation des enfants est un pouvoir principalement partagé dans l'ensemble des familles du XXIème. Il est fréquent de voir des scènes telles que des pères qui accompagnent leurs enfants à l'école ou bien aux loisirs, les mères n'ont plus la place centrale par rapport  ce rôle. D'ailleurs, la publicité relate cette nouvelle image du père qui en vient à faire les tâches destinées jusqu'ici seulement aux femmes...

Cette présence des péres au sein de la famille de plus en plus commune s'est traduit par la mise en place du congé paternité en juillet 2002 qui leur permet d'être présents auprés de leur famille dans les semaines suivant l'accouchement de leur femme.

Et pourtant, suite au congé paternité, de nombreux hommes affirment ne plus vouloir sacrifier leur vie de famille au nom de leur carrière. Ils pensent et parlent plus souvent de leur enfant dans l'entreprise et l'emmènent même parfois au bureau pour le "présenter" aux collègues, un rituel habituellement réservé aux femmes.

Papa et bébé

Depuis le 1er janvier 2002, le congé de paternité est accordé dés la naissance d'un enfant. Sa durée est fixée à onze jours consécutifs et se cumule aux trois jours de l'ancien "congé de solidarité familiale". En application de l'article L122-25-4 du Code du travail, le congé de paternité doit être pris dans les quatre mois suivant la naissance de l'enfant. A en croire les résultats d’une récente étude BabyBus-TNS Sofres, les papas français ont de plus en plus envie de pouponner. En 2007, 69 % d’entre eux ont pris leur congé paternité, contre 61 % en 2003.

 Le congé paternité peut donner envie à certains papas de devenir homme au foyer. Mais de manière générale, il leur fait surtout changer leurs habitudes : arriver plus tôt le matin, moins traîner le soir, instaurer le principe de la journée continue en sautant le déjeuner... La réaction des collègues est assez unanime : les femmes trouvent ça très bien et les hommes veulent faire pareil.

 

 

Voici un bref reportage consacré à la mise en place d'un congé de paternité de 15 jours adopté par le gouvernement peu après... Dès le lundi suivant, une série de mesures, privilégiant les pères, devraient être annoncées lors de la conférence de la famille, sous la houlette de Ségolène Royal, bien décidée à donner aux hommes toute leur importance lors de la naissance d'un enfant. Les dernières paroles de la vidéo suivante, qui date du 9 juin 2001 donc avant la mise en place de cette loi, ne sont bien sûr pas à prendre en compte :

 


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