CONCLUSION DE PARTIE

Conclusion de partie

 

         Les mutations survenues dans les années 1970 sont, comme nous venons de le voir, très nombreuses. Divorce, indépendance financière, droit de disposer librement de leur corps... Les femmes disposent désormais de nouveaux droits qui sont, toutefois, le fruit d'un véritable combat collectif.

De 1945 à 1965, la nuptialité et la natalité s'emballe sur une période relativement brève : c'est le baby boom. Mais si les enfants sont acceptés, ils sont rarement désirés. En effet, à cette époque les rapports sexuelles ont pour but la procréation ou bien vécu douloureusement pour les femmes qui vivent avec la hantise d'avoir des enfants. Pour les femmes, Enfanter était un devoir. La sexualité telle qu'elle était vécue jusqu'ici dans le couple, est bien loin de celle que nous pouvons connaitre de nos jours. Contraception, avortement, dénonciations des violences masculines... : les années 1970 constituent bel et bien une révolution sexuelle, un bouleversement des moeurs. Une toute nouvelle libération sexuelle : en décidant volontairement de procréer ou non, au moment où elle le décide, les femmes se "libèrent".

Néanmoins, cette évolution des moeurs est l'aboutissement d'un réel combat qu'ont mené les femmes, et pas seulement. L'un des principaux acteurs reste le Planning familial : début dans l'inégalité, il constitue l'agent indispensable, responsabable de cette liberté sexuelle.

 À cela s'additionne une montée du féminisme donnant à la femme un idéal de statut tout autre auquelle elle aspirera : l'égalité. Las d'être la "subordonnée de son conjoint" qui detient l'autorité suprême, la rendant dépendante financièrement... Des lois multiples donneront à la femme une certaine "liberté", une indépendance.

 Une véritable révolution de la fin de ce siècle qui a eu un impacte directe sur la place de la femme au sein de la famille. Cette idée d'indépendance sera largement retraduite en musique, comme par exemple dans la chanson de Michel Sardou qui fait ressortir les grandes lignes, en fredonnant ce fameux refrain dans les   années 80 :



 « Femme des années 80,

 Mais femme jusqu’au bout des seins,

Ayant réussi l’amalgame,

De l’autorité et du charme ».

 


 

 

 

Ou encore Cookie Dingler, avec son célèbre tube « Femme libérée » (1984) : 

 

 

 

 

Et ce ne sont pas les Trois Suisses qui le contrediront avec le slogan « C’est elle qui commande »…

 


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